juil 02

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La vitamine D est d’actualité , chaque jour ou presque , les chercheurs découvrent son implication  dans une multitude de processus physiologiques

Du métabolisme des os aux cancers, en passant par le système immunitaire ,le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires,  elle est partout.

En France et dans la plupart des pays industrialisés, toutes les études concordent, 60 à 70 % de la population aurait un déficit en vitamine D, du moins en hiver

De nombreux chercheurs, relayés par le site La nutrition. Fr , demandent de relever les valeurs des apports conseillés en vitamine D , de 200 UI par jour actuellement, à 1000 UI , afin de combler les carences

Nous verrons ce qu’il faut penser de ces taux

Mais d’abord un petit rappel sur cette vitamine

La vitamine D est une substance liposoluble dérivée des stéroïdes

-         La vitamine D2 se trouve dans les végétaux

-         La vitamine D3, la seule réellement active et qui nous intéresse, est d’origine  animale , et surtout le calcitriol, ou 1,25(OH)2D3

90 % de la D3 est produite par la peau lors de l’exposition au soleil, par photosynthèse, a partir d’un dérivé du cholestérol, le 7-déhydrocholestérol qui, sous l’influence des ultra-violets, se transforme en  pré vitamine D3 , puis en vitamine D3 au niveau du foie et du rein

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juin 28

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Thierry Souccar avait déjà, dans son livre ‘Prévenir et guérir la grippe’ parlé du rôle de la vitamine D dans la protection contre les infections virales

En effet, dit-il, si la grippe fait plus de victimes en hiver qu’en été, c’est bien en raison du soleil. Le soleil interviendrait indirectement en nous permettant en été de synthétiser par la peau la vitamine D, qui nous rend plus ou moins résistant aux virus

La vitamine D à des effets profonds sur l’immunité

En été, grâce à l’ensoleillement, une grande partie de la population à des taux adéquats de vitamine D, mais des le mois d’octobre, celles ci sont épuisées

Et c’est ce déficit qui nous rendrait en hiver plus vulnérables aux virus

Pour Thierry Souccar, notre système immunitaire est simplement plus ou moins performant, du fait de notre statut nutritionnel

Une équipe américaine vient de faire paraître une étude  (Le Quotidien du médecin du 24 juin 2010), dans laquelle un lien à été recherché entre le taux sanguin de vitamine D , en automne-hiver, et le risque respiratoire

198 adultes sains ont été suivis au cours de l’hiver 2009/2010

Sur les 18 participants donc le taux de la vitamine D s’est maintenu normal

( 38 ng/ml ), le taux d’infections respiratoires a été de 16 %

Chez les 180 autres, avec un taux bas, 45 % ont été malades

Et les taux les plus élevés étaient associés à une infection plus courte

Les conclusions s’imposent d’elles mêmes !  Pour passer un hiver tranquille sans virus, une supplémentation en vitamine D paraît indispensable dès le mois de septembre, afin d’avoir un taux normal de 25-(OH)-vitamine D de 40 ng/ml

L’huile de foie de morue est toujours d’actualité !

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juin 16

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Chaque semaine, où presque, amène la confirmation qu’une alimentation  diversifié est protectrice contrer les cancers

Le Quotidien du médecin ( du 16 juin  2010 ) rapporte les conclusions de l’étude EPIC, qui à inclus 40 000 participants européens et qui est la plus grande étude prospective jamais menée sur l’alimentation er la nutrition

Les vitamines du groupe B , la méthionine  ( un acide aminé ) et l’homocystéine ( acide aminé soufré dérivé de la méthionine ) ont été dosés

Les résultats montrent que ceux qui présentent les taux sanguins les plus élevés en vitamine B6 et méthionine ont une réduction du risque de cancer pulmonaire de 50% ! y compris lorsqu’ils sont fumeurs

Une plus grande consommation d’acide folique ( B9) est aussi associé à un risque plus faible

L’épigénétique, encore elle, explique ces résultats. Les vitamines du groupe B ont un rôle dans la protection de l’ ADN et l’expression des gènes , et l’inhibition du développement des cancers

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Les vitamines B se retrouve dans les fruits et légumes, les céréales entières

La méthionine se trouve dans les graines, les céréales, les poissons, les viandes

une raison de plus, s’il en fallait, de manger diversifié !

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mai 29

Le livre du Pr David  Khayat, ‘ Le vrai régime  anti-cancer ‘ à fait bondir nombre de nutritionnistes

A moins d’être grabataire, sourd et aveugle, difficile d’avoir échappé au déferlement médiatique qui à suivi la sortie de cet ouvrage !

Bien sur, il ne faut pas trop faire la fine bouche : pour une fois qu’un cancérologue s’intéresse à la nutrition, ne nous plaignons pas.

Combien de patients cancéreux, en cours de traitement ou  une fois sortis de celui-ci, ont posé la question de l’alimentation ? La réponse est quasiment toujours la même, laissant les gens dans des abimes de perplexité : ‘ c’est tout simple, il suffit de manger équilibré ‘  !! et ça s’arrête là

La grande majorité des cancérologues ont, au mieux, regardés le livre de David  Servan-Schreiber avec un petit sourire condescendant. Comme si l’alimentation pouvait avoir un rôle dans le cancer ?   Servan-Schreiber, s’il n’avait rien inventé, puisant largement dans les écrits du Dr Kousmine, et les ouvrages du Dr Beliveau,entre autres, à surtout eu le mérite, avec sa force de frappe médiatique, de faire passer au grand public en quelques mois, les messages que les micronutritionistes  en particulier répètent  à leurs patients depuis des années

David  Servan-Schreiber se fait rare ces derniers temps, sa chaise dans les medias était libre, et le Pr David  Khayat s’est précipité ..

Tout n’est pas inintéressant, bien sur, dans son ouvrage.

Mais, en lissant son conseil, en particulier, de nettoyer tous les fruits et légumes à la brosse et au savon, on peut imaginer qu’il ne met pas souvent les pieds dans une cuisine ! Bon courage avec les fraises!

Le site La nutrition.fr à décrypté quelques affirmations du Pr Khayat qui discréditent tant soit peu ses écrits :

‘ l’huile de colza est cancérigène ‘, ‘ les oméga 3 ne protègent pas du cancer ‘ , ‘ la vitamine E favorise le cancer de la prostate ‘, ‘ la vitamine D ne protège pas du cancer ‘

Affirmations démenties par de nombreuse études

On arrête là ! Comment ne pas être sérieusement agacé  par ces mandarins qui, pour être sous les feux de la rampe, sortent des ouvrages approximatifs parfois et qui énoncent des dictats repris partout comme des vérités définitives

Je pense que le célèbre Jean-Michel Cohen  compulse fébrilement ses fiches et prépare pour très bientôt   ’ Le véritable vrai régime anti-cancer, le mien à moi ‘

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avr 13

le Forum de Micronutrition de mars 2010 à Paris,  organisé par Didier CHOS et André BURCKEL, sous l’égide du Laboratoire PILEJE,  à permis de mettre en évidence ce qui pourrait bien bouleverser  notre vision de la médecine préventive dans les prochaines années :

L’ épigénétique

Ou comment l’environnement module l’expression des gènes

L’ épigénétique désigne l’ensemble des phénomènes qui induisent des changements stables dans l’expression des gènes, autrement dit la modifications de l’expression des gènes sans toucher au code génétique et à l’ADN

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Pour bien comprendre ce phénomène, il faut rappeler quelques définitions :

. L’ ADN, présente dans toutes les cellules de l’organisme, est le support de l’hérédité car il renferme l’ensemble des informations nécessaires au développement et au fonctionnement de l’organisme. C’est le support de l’hérédité, qui est transmis lors de la reproduction. Il stocke  donc l’information génétique

.  Un Gène est  une portion de l’ ADN qui contient l’information nécessaire à la formation de protéines ( l’on dit aussi codées par le gène ),pour assurer une fonction .Le gène est transcrit par  l’ ARN messager

Pour prendre une image, l’ADN est la bibliothèque, le chromosome un livre de cette bibliothèque , et le gène est une page de ce livre

L’ ADN se présente sous la forme d’un fin filament enroulé autour de protéines ( les histones), et condensé à l’extrême dans les parties inutiles, tandis qu’il se déroule plus aisément aux endroits nécessaires

La présence de groupes méthyles entrainent un resserrement de l’ ADN, et donc l’information n’est pas accessible, alors que la présence de groupes acétyles entrainent un relâchement de l’ADN, ce qui rend l’information accessible

Un gène soit s’exprime, soit est réprimé .On estime que 98% des gènes sont réprimés, non codants

Et c’est là que la méthylation est au cœur de l’expression des gènes :

. Un gène méthylé n’est pas actif

. Un gène déméthylé devient actif

Il faut bien comprendre l’importance de cette notion .: dans un processus épigénétique,  l’ ADN n’est pas modifié ,contrairement aux mutations,  mais ce qui est modifié, c’est l’expression de certains gènes par la présence ou  l’absence de groupes méthyles

Toute notre vie, nous sommes soumis à des marques épigénétiques, mais  la période la plus critique pour notre génome, c’est le moment de la conception et  de la gamétogénèse, c’est-à-dire la formation de nos cellules reproductives

→  Et c’est là que la micronutrion à une place privilégiée, car notre capital méthyle est en grande partie lié à notre environnement nutritionnel, les vitamines du groupe B amenés par l’alimentation étant les principaux donneurs de méthyles

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Il est en effet de plus en plus admis  qu’il y aurait une programmation précoce des maladies cardio-vasculaires, de l’obésité, du diabète de type 2, voire de certains cancers ,non par la génétique mais par l’épigénétique

La déméthylation d’un gène pendant une période critique  de vulnérabilité au début de la vie  serait donc à l’origine, soit d’anomalies du développement  ,soit  d’une altération permanente de la physiologie et du métabolisme, cette altération aboutissant à une maladie à l’âge adulte après une phase prolongée de latence

Ce que l’on peut déduire de ces notions , c’est l’importance de l’alimentation santé en péri-conception, avec ces nouveaux enjeux :

Comment optimiser le capital méthyle de la mère et du père pour optimiser la gamétogenèse, la fécondation, la nidation et le développement embryonnaire précoce ?

optimiser le statut nutritionnel de la mère  pour donner toutes ses chances au bébé

Nous sommes loin de l’eugénisme, qui est à la recherche de ‘ l’enfant parfait’ par sélection, mais au contraire,  il s’agit là, par une optimisation nutritionnelle , d’éviter au maximum que s’expriment des gènes délétères pour l’état de santé de l’individu

►    Nous sommes là au cœur de l’enjeu de la médecine préventive : Intervenir , de manière idéale, en prévision d’une conception, chez un couple en désir de grossesse

Sinon, intervenir le plus tôt possible au cours de la grossesse, et de façon prolongée, pour assurer un développement harmonieux du fœtus   imagescak6asaz1

Un médecin spécialisé en Micronutrition peut donc, dés maintenant proposer aux futurs parents des consultations de péri-conception, dont on mesure tout l’enjeu

La consultation de péri-conception :

- permet, par des dosages biologiques , de connaitre le capital méthyle de la mère et du père , ainsi que des autres nutriments indispensables lors de la conception ( zinc, iode, oméga 3 .etc..)

- permet d’optimiser l’alimentation par une approche nutritionnelle spécifique

- et de proposer une complémentation adaptée à la biologie

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Savoir qu’il est possible de réduire le risque de maladies métaboliques et familiales  par l’optimisation du statut nutritionnel des futurs parents ouvre des perspectives fantastiques , et la Micronutrition ,qui propose une approche préventive individualisée , est au centre de ce chalenge

Lien:

http://www.pileje-micronutrition.fr/-Le-capital-sante-a-l-aune-de-l-

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mar 17

Faites l’expérience : dans un magasin bio , regardez attentivement les étiquettes et essayer de trouver un produit manufacturé sans huile de palme !

Mission quasi impossible.

L’huile de palme est partout, hydrogénée ou pas, elle à envahi  tous les produits manufacturés de l’industrie agro-alimentaire, et c’est un comble, les produits bio

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Bien sur, un produit bio, c’est un produit sans pesticide, mais il faut bien le constater, ce n’est hélas  pas un produit diététique !!

Je ne parle pas bien sur des fruits, des légumes, des produits de base

Je parle des produits transformés : biscuits, plats cuisinés, etc.. (sur les étiquettes, elle est souvent sous le nom de graisse végétale )

Et il y a de très bonnes raisons pour éviter l’huile de palme

D’abord, des raisons de santé :

Durant ces dernières années, sous la pression des firmes pharmaceutiques et du corps médical, le cholestérol à été élevé au rang d’ennemi public numéro 1

Haro sur le cholestérol et sur les acides gras saturés d’origine animale, montrés du doigt comme les grands coupables dans ‘ l’épidémie ‘ de cholestérol qui s’est abattue sur nos sociétés, décimant nos compatriotes  à grand coup  de maladies cardio-vasculaires

Il y aurait beaucoup à dire sujet du cholestérol, mais cette diabolisation à fait  que les gens et l’industrie  se sont détournés des acides gras saturés d’origine animale, forcément mauvaises, comme le beurre, pour les huiles végétales, forcément meilleures

L’industrie ne sachant  pas faire de biscuits sans matière grasse, on est donc aller chercher l’huile de palme, qui à beaucoup d’avantage :

L’huile de palme est l’huile la plus produite au monde, car elle est d’un grand rendement, ce qui en fait une huile très bon marché. Comme elle rentre pour 20 à 30 % du poids de certaines recettes ( biscuits, pizza, céréales du petit déjeuner, sauces des plats cuisinés, etc.. ) ,cela est très intéressant pour les industriels

l’huile de palme est une huile très saturée, donc solide et plus facile à incorporer dans les processus  de fabrication

De plus l’hydrogénation, qui, en incorporant des molécules d’hydrogène, permet de la saturer encore plus ( et la transforme en acide gras trans) , la rend solide jusqu’à 55 °

Donc une huile parfaite pour l’industrie, pas chère et facile à travailler, deux qualités qui lui à permis d’envahir le marché

Mais c’est quoi, l’huile de palme ?

Huile végétale extraite des fruits du palmier à huile, elle comporte près de 50 %

d’acide palmitique ( par comparaison, le beurre en contient 20 % ! )     imagescach3u3i2

Et c’est cet acide palmitique qui crée problème :

C’est un acide gras saturé à 16 atomes de carbone

La participation de l’excès des acides gras  saturés dans l’alimentation dans les maladies cardio-vasculaires n’est plus à démontrer

Mais en utilisant des acides gras saturés végétaux au lieu d’acides gras saturés animaux, on ne fait donc que déplacer le problème…

En matière de nutrition, tout est question d’équilibre

Les acides gras saturés sont des éléments constitutifs de nos membranes cellulaires, et sont donc indispensables

Il vaut mieux utiliser le beurre , 2 fois moins riche en acide palmitique, 7 fois plus riche en acide myristique, acide gras indispensable à l’incorporation des protéines dans nos membranes cellulaires, et très riche en vitamine A

L’acide palmitique est un acide gras pro-inflammatoire, et le rôle de l’inflammation dans la genèse des maladies cardio-vasculaires, le diabète, l’obésité, les cancers  est primordial

Par cet effet, il augmente la résistance à l’insuline, dont j’ai déjà parlé dans

le syndrome poly-métabolique

Il à  été démontré également un effet spécifique de l’acide palmitique sur la satiété, en diminuant la sensation de fin après un repas (et  vous reprendrez bien un autre gâteau !! )

L’acide palmitique stimule donc la prise de poids par l’ excès d’apport énergétique et dérégulation de la sensation de faim

Cela commence à faire beaucoup pour l’huile de palme !!!

A cela s’ajoute des raisons écologiques


A moins d’être sourd, aveugle et de sortir d’un séjour sous terre de plusieurs années,  il est difficile d’ignorer les ravages écologiques entrainés par la culture intensive des palmiers à huile, l’huile étant également utilisée comme biocarburant

De très nombreux reportages TV ou articles de journaux ont monté en Indonésie, ou au Brésil les déforestations massives et sauvages , détruisant la forêt  primaire ou les cultures traditionnelles, l’utilisation de pesticides à des quantités ahurissantes ,

car il y à plusieurs récoltes par an     imagesca8wzgkd

Tout cela à provoqué des bouleversements environnementaux désastreux, et qui ne vont que s’amplifier, car les pays concernés ne semblent pas vouloir changer quoique ce soit à la situation actuelle

Si mon agacement concerne surtout les produits bio, alors que l’huile de palme à envahi tout le champ de l’agro-alimentaire, c’est que les consommateurs de bio devraient se réveiller

Bien sur, tous les gens qui poussent la porte d’un magasin bio ne votent pas pour les listes Europe-Ecologie, mais ils ont déjà,  par cette démarche ,des interrogations sur leur santé

Et le bon équilibre alimentaire ne consiste pas à seulement éviter d’avaler des pesticides !!

Il faut retrouver le plaisir de cuisiner, et arrêter de consommer des plats tout préparés,  dans lesquels on ne maitrise rien

Les biscuits par exemple n’ont pas grand-chose à faire dans une alimentation équilibrée, car dans leur immense majorité ils apportent des glucides à indice glycémique rapide et des graisses saturées en grande quantité . Mieux vaut manger des fruits frais, ou des fruits secs, voire un peu de chocolat noir

Il faut apprendre à lire les étiquettes, c’est le premier pas vers une meilleure santé

Si vous voulez malgré tout des produits manufacturés, privilégiez l’huile de colza qui est

l’ huile végétale la plus équilibrée , car  l’huile d’arachide ou de tournesol sont trop riches en oméga 6,  acides gras également pro-inflammatoires

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fév 06

Ce syndrome, que l’on appelait autrefois  le syndrome X, n’est pas une maladie, à proprement parlé, mais un ensemble de perturbations métaboliques qui sont des facteurs de risques cardiovasculaires

Dans la grande majorité des cas, les individus atteints ne se sentent pas malades !

Ils ont juste  ‘  un peu de diabète ‘,  ‘ du cholestérol’ ,  ” un léger embonpoint ‘ ,  ‘ à peine un peu de tension ‘     Rien de grave !!

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Mais pourtant, on sait maintenant que le syndrome poly-métabolique

(SPM ) multiplie par 10 à 15 le risque de maladies cardio-vasculaires.

L’approche micronutritionnelle  de ce syndrome est essentielle, car grâce à elle il est possible de  redresser la barre avant l’apparition de problèmes sérieux

Comment définir ce syndrome ?

C’est un état dysfonctionnel,  qui associe au moins 3 anomalies :

­ - Une  adiposité abdominale , avec une valeur prédictive et diagnostique du tour de taille

-   Une  hypertension artérielle, avec une TA supérieure à 130/85

-     Une dyslipidémie, avec hypertriglycéridemie > à 1,50 g/l ,

et diminution du HDL < 0,40 g/l

-    Une perturbation du métabolisme glucidique, avec une glycémie à jeun supérieure à 1,10 g /l

►  En fait,  Un simple coup d’œil suffit pour suspecter un

syndrome métabolique :

c’est le tour de taille du patient, qui mesure l’adiposité abdominale  imagesca2horhw

En effet, le tour de taille est le facteur de risque clinique  le plus important de mort précoce

On considère que les valeurs seuils sont :

Pour  l’homme  102 cm

Pour la femme   88 cm

Et c’est l’obésité sous forme de pomme qui est la plus dangereuse, du point de vue des complications cardio-vasculaires

( L’obésité sous forme de poire est surtout un signe d’imprégnation œstrogénique )

A partir de 50 ans, on considère qu’un individu sur 3 souffre d’un syndrome métabolique

Ce n’est donc pas un problème à négliger

La fréquence du SPM augmente avec l’âge, et est presque toujours plus élevée chez les hommes que chez les femmes

►  QUELLES SONT LES CAUSES DU SPM ?

¨D’ abord une  prédisposition génétique : il existe un  polymorphisme génétique qui rend la gestion de la glycémie plus difficile pour certains individus

¨Et surtout,  le mode de vie,  la culture, l’inactivité, le tabagisme imagesca8hm2v8

¨ Le vieillissement joue également

Pour reprendre une formule que j’aime bien, le syndrome métabolique, c’est :

le syndrome de la fourchette hyperactive et du pied  hypo-actif ‘

Tout est dit !!

L’individu est donc en inadéquation avec son patrimoine génétique,

Car nous sommes programmés pour mettre en réserve les nutriments consommés, et qui ne sont pas utilisés

Et c’est là tout le problème de nos sociétés modernes :   une alimentation de plus en plus riche en graisses et en sucres, et une inactivité croissante

La majorité de la mortalité cardiovasculaire est le résultat de dysfonctionnements métaboliques, et les thérapeutiques classiques traitent  non la cause, mais les conséquences de ces dysfonctionnements

Le cardiologue, par exemple,  au lieu de mesurer le tour de taille, mesure quelques paramètres et se contente de prescrire des statines , qui doivent tout résoudre

Donc, syndrome multifactoriel, dont les causes varient selon chaque individu,  mais le commun dénominateur,

C’est l’insulino-résistance

C’est à dire la résistance de l’organisme à l’action de l’insuline

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L’insuline, c’est l’hormone clé du métabolisme

Elle est sécrétée par les cellules ß des îlots de Langherans du pancréas, en réponse à une élévation de la glycémie,

C’est l’hormone  du stockage, de l’anabolisme

Et lorsqu’il y a hyperinsulinisme, l’organisme se met en mode ‘ stockage’,

et  bloque le déstockage

Le résultat,  c’est que l’on accumule des réserves sans les utiliser

L’insuline est une hormone qui permet de faire rentrer le glucose à l’intérieur des cellules, en activant un récepteur à la surface de la cellule (sur le modèle clé-serrure)

Lorsque ce récepteur ne marche plus, le taux de glucose augmente dans le sang

C’est le ‘ petit diabète ‘ qui se met alors en place doucement

Mais pour maintenir un fonctionnement normal des cellules, qui ont besoin de sucre, le pancréas doit produire toujours plus d’insuline, et à la longue  s’épuise

Nous sommes alors dans le diabète de type 2

Les conséquences de cette insulino-resistance ne tardent pas :

-          Augmentation des triglycérides, du cholestérol

-         Développement d’une  obésité  centrale, abdominale, avec accumulation d’adipocytes dysfonctionnels

(car les cellules graisseuses, les adipocytes, sont de véritables glandes endocrines secrétant des hormones très importantes pour la régulation du poids, comme la leptine ) imagescazmtv1d

-         Dépôts intramusculaires de lipides, et développement d’une sarcopénie, c’est à dire une diminution de la masse musculaire au dépend du tissu graisseux

-         Et au niveau hépatique :

→ Apparition d’une stéatose hépatique non alcoolique , dans un premier temps ( le foie gras ! )

→ Puis développement d’une NASH ( Hepatite steatosique non alcoolique , non alcolic steato hépatitis ) dans un deuxième temps, avec des lésions hépatiques

L’inflammation est au cœur de l’insulino-résistance, par des phénomènes très complexes, en bloquant le bon fonctionnement du récepteur à l’insuline, et des transporteurs intra-cellulaires du glucose (les  GLUT4)

Le bon fonctionnement de toute cette machinerie extrêmement complexe dépend de l’environnement nutritionnel de l’individu


-      Puis , dernier acte, élévation de la pression artérielle par des perturbations neuro-hormonales

Petit à petit, chez ces individus que l’on dit ‘ bons vivants’  se mettent en place les éléments de ce syndrome métabolique

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► QUE PEUT-ON PROPOSER ?

Essentiellement  la prise en charge des dysrégulations  métaboliques

-         Modifications des mauvaises habitudes alimentaires, en instaurant un modèle alimentaire

-         Perdre du poids

-         Pratiquer une activité physique régulière

-         Prise en charge micronutritionnelle

1.      Mise en place  d’une alimentation d’inspiration crétoise

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→avec une  alimentation anti-oxydante : favoriser les fruits et légumes, les légumineuses, les céréales

→ limiter les acides gras saturés, les produits laitiers

→  favoriser les viandes blanches et les poissons gras

→ conseiller les bonnes huiles : olive / colza

→ 1 à 2 verres de vin rouge par jour

2. L’exercice physique

Il faut rendre actifs les inactifs

Permet d’augmenter la dépense énergétique, améliore la TA, la glycémie, le profil lipidique

L’exercice physique permet une meilleure utilisation du glucose par les muscles, car il fait rentrer le glucose dans le cellule sans l’intervention de l’insuline

3. Perdre du poids,

élément essentiel pour la normalisation des perturbations biologiques    imagescafqv4ah

Mais pas n’importe comment !!

Seule l’approche micronutritionnelle permet, par la rééducation alimentaire, un résultat  qui doit se maintenir dans le temps

Car, dans le cadre du syndrome métabolique, cette prise en charge doit se faire à vie !

C’est donc un profond changement du mode de vie et de l’alimentation qui doit se mettre en place, et c’est une chose difficile à faire prendre conscience à des individus qui se sentent en bonne santé, et ne sont souvent pas demandeurs d’une prise en charge !!

4. La complémentation  nutritionnelle,

qui ne peut être faite  que  par un professionnel  de santé formé à la micronutrition, après un bilan biologique nutritionnel qui seul permet de se faire une idée exacte  des perturbations  nutritionnelle de chaque individu, et permet  de guider la complémentation

Citons,

Les acides gras oméga 3

Les antioxydants

● Les plantes anti-inflammatoires, comme le curcuma

Les probiotiques, pour corriger la dysbiose intestinale, qui apparaît selon des études récentes comme pouvant jouer un rôle important dans le développement de l’obésité

●  l’apport de potassium, essentiel pour réguler la tension artérielle

● des apports de chrome, de cannelle pour régulariser la glycémie

Etc…

La prise en charge médicamenteuse classique ( Metformine pour réguler la glycémie, antihypertenseur, statines ) n’agit que sur la partie visible de iceberg, et ne s’attaque pas au problème de fond qui est l’inflammation et l’insulino-résistance

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Devant l’augmentation, sinon l’explosion,  qui est bien visible,  de ce syndrome poly-métabolique, ( il suffit de regarder autour de soi )  doit faire prendre conscience que l’accumulation de ces quelques perturbations biologiques est le premier pas, heureusement  réversible, vers des complications cardio-vasculaires lourdes de conséquences

La prise en charge, certes à vie,  de ces perturbations, par une rééducation alimentaire, une remise en mouvement, est la seule manière d’inverser cette tendance inquiétante de  nos sociétés modernes

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nov 08

Les candidoses chroniques digestives sont des affections qui touchent des millions de personnes dans le monde, mais qui sont  paradoxalement peu reconnues, aussi bien des patients que des médecins.

Ces maladies insidieuses, car elles n’ont pas de symptômes particulièrement démonstratifs, affaiblissent le système immunitaire et altèrent  le potentiel santé des sujets atteints, en entraînant de nombreuses perturbations fonctionnelles difficiles à relier à une même origine

LES  CANDIDA

Les candida figurent parmi les 10 micro-organismes pathogènes les plus fréquemment isolés

Ce sont des champignons de type levure, qui vivent  dans l’intestin humain et les cavités  naturelles de l’Homme, urogénitales et oro-pharyngées généralement  en petit nombre.

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A l’état d’équilibre ou de latence  dans le tube digestif,  son développement est inhibé par les lactobacteries et les bifidobacteries  de la flore intestinale

Lorsqu’il se produit une rupture d’équilibre en faveur des Candida, en cas d’altération des barrières locales, déséquilibre de la flore, déficit immunitaire,  ceux-ci se développent en grand nombre, et cette prolifération les rendent pathogènes, entraînant une multitude de symptômes extrêmement variés et peu spécifiques

-         A l’état inoffensif,  saprophyte ( notion controversée )  il est sous forme de levure

-         Lorsqu’il devient pathogène,  il se transforme en champignon et se présente sous forme de filaments , mycéliums qui peuvent migrer et coloniser d’autres milieux

A l’état d’équilibre dans le tube digestif,  son développement est inhibé par les lactobacteries et les bifidobacteries  de la flore intestinale

Les Candida se développent surtout en milieu acide , de pH 2 au pH 4 , mais peuvent  survivre jusqu’à pH 9, ce qui explique la grande adaptabilité de ces champignons et leur résistance

FACTEURS PREDISPOSANTS  DE LA CANDIDOSE

le déséquilibre de la flore intestinale, consécutifs aux antibiothérapies, est un des principaux  facteurs locaux qui favorisent la prolifération des Candida . Tous les antibiotiques sont impliqués, et certains ( Tetracyclines ) auraient même un effet stimulant direct sur les Candida

■ L’une des principales causes est d’ordre nutritionnel, une alimentation riche en sucres raffinés, le Candida aime le sucre . Il est en effet capable de produire des peptides qui traversent la barrière intestinale et hémato-encéphalique et stimulent l’envie de sucre.

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En fait, tous les types de sucre sont impliqués, les fruits sucrés..

■ Mais aussi les produits laitiers fermentés, les graisses saturées, l’excès de viande ( car il ne faut pas oublier que de nombreux antibiotiques sont ajoutés à l’alimentation animale ) , tous facteurs alimentaires qui vont altérer la flore intestinale  acidophile

De nombreux médicaments, les corticoïdes, les pilules contraceptives , la prise d’anti-acides, si fréquente de nos jours dans le traitement du reflux gastro-oesophagien ( RGO )

La suralimentation en général, car dans ce cas les capacités digestives sont dépassées, surtout si l’on ne mastique pas bien

CONSEQUENCES PHYSIOLOGIQUES

La candidose chronique produit

-         un effet irritatif direct sur les muqueuses digestives, avec pour conséquence l’apparition de stomatite, oesophagite, gastrite, colite

-         une fragilisation de la muqueuse intestinale, avec hyper-perméabilité, permettant le passage d’antigènes alimentaires, bactériens, perturbant gravement le système immunitaire

Les mécanismes moléculaires, qui expliquent les manifestations à distance de la candidose, sont maintenant bien connus :

● Le Candida albicans produit au moins 35 peptides, qui en raison de l’hyper-perméabilité intestinale, traversent  la muqueuse digestive et se retrouvent dans le sang, d’ou ils vont perturber le fonctionnement cérébral, et le système immunitaire.

La plus connue est la candidine,qui est neurotoxique


● Le Candida transforme les sucres en alcool, avec formation

d’ acétaldéhyde, qui, passant dans le sang, perturbe la production de la dopamine, un neurotransmetteur, ce qui est à l’origine de nombreux troubles psychiques, dépression, irritabilité, troubles de mémoire, etc…

● Le Candida produit de l’acide tartarique, analogue ( parent chimique très proche ) de l’acide malique, produit clé du cycle de Krebs, série de réactions métaboliques dans nos cellules et fournisseur essentiel de l’énergie

L’acide tartarique vient en compétition avec l’acide malique et bloque le cycle de Krebs ; il y a donc une diminution importante de la production d’ ATP, substrat énergétique indispensable au système nerveux , aux muscles,  d’ou l’explication de la fatigue, physique et mentale, retrouvée quasiment en permanence dans les formes chroniques de candidoses

LES SIGNES DE LA CANDIDOSE

Très nombreux, peu spécifiques, ce qui explique que les médecins et les patients ne pensent pas souvent à la candidose

des signes digestifs : stomatite, aphtes, colite avec flatulences, ballonnements, ( y penser lorsque ceux-ci surviennent immédiatement après le repas ) , pyrosis, troubles du transit, démangeaisons anales que rien ne calme

une fatigue progressive et inexpliquée, quasi constante, pouvant aller à la fatigue chronique

des troubles psychiques, état dépressif, anxiété, irritabilité, troubles du sommeil, troubles de la concentration et la mémoire, migraine

des troubles du comportement alimentaire, en particulier l’attraction pour le sucré

des infections gynécologiques et urinaires à répétition

des problèmes dermatologiques, eczéma, acné, psoriasis, mycoses des ongles ( onychomycoses )  donc la fréquence est en perpétuelle augmentation

des allergies, cutanées, respiratoires, alimentaires

des perturbations du système immunitaire, pouvant donner des pathologies complexes, maladies auto-immunes, fibromyalgie (ou l’on retrouve souvent le Candida comme facteur déclenchant,) maladie de Crohn

Dans toutes ces situations, surtout si elles sont désespérément chroniques ,et résistent à tous les traitements , penser à la candidose digestive

DIAGNOSTIC DE LA CANDIDOSE

Là aussi, les choses ne sont pas évidentes

le diagnostic sérologique : en fait, peu spécifique

en effet, la recherche d’anti-corps anti-Candida peut poser le problème de faux positifs en cas de candidose superficielle concomitante

l’ interprétation de la sérologie est délicate et pose le problème de la distinction entre la colonisation et l’infection ( notion de seuil d’anticorps , à partir de quels taux peut-on considérer le test comme positif ? )

il faut en fait  faire appel à des techniques peu utilisées en pratiques quotidiennes, car sophistiquées et coûteuses

l’analyse de selles et la mise en culture, qui met en évidence  la présence de nombreuses colonies de Candida albicans est la technique la plus simple et la plus rapide, corroborant alors la symptomatologie. Elle doit être faite par un laboratoire qui établi un comptage des colonies

TRAITEMENT DES CANDIDOSES DIGESTIVES


Les antimycosiques

Souvent indispensables dans les formes locales ( mycoses de la peau, mycoses vaginales), ces traitements efficaces sur le moment, ne permettent en rien de régler le problème de fond.

La prise d’antifongiques oraux doit être limitée aux infestations massives retrouvées à l’analyse de selles, ou aux candidoses buccales ( muguet, glossite ) importantes , en limitant le traitement à 10 jours, car la prise de médicaments antimycosiques ne permet pas de d’éradiquer les candida, l’infection se reproduisant à l’arrêt du traitement

Il est indispensable d’y associer un certain nombre de mesures qui permettront de contenir le développement des champignons : L’alimentation et les thérapeutiques naturelles y tiennent une large place

Incontournable, la rééducation alimentaire


- L’arrêt des sucres raffinés est la première des mesures à prendre

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Il faut couper les vivres au champignon !

Tous les sucres doivent être supprimés : le sucre blanc raffiné, mais aussi le miel, le sucre brun , ainsi que les boissons sucrées ( soda ), les pâtisseries

-  Les fruits très sucrés devraient aussi être évités, du moins au début

-    Limiter les aliments riches en hydrates de carbone, le pain ( surtout

blanc ), le riz, les légumes comme les carottes, les petits pois, maïs, pomme de terre, etc.., ainsi que les fromages fermentés, et chez les gens qui ont une hyper-perméabilité intestinale marquée, le lait de vache et les produits laitiers qui souvent aggravent l’inflammation locale

La suppressions des médicaments favorisant les candidoses est également incontournable : corticoïdes bien sur , mais aussi les anti-acides ( une candidose chronique peut être une des causes  du RGO ! )

Les Probiotiques

Indispensables également, car comme nous l’avons vu, le développement des Candida est inhibé par les lactobacteries et les bifidobacteries  de la flore intestinale

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Surtout après la prise répétée d’antibiotiques, la flore est mise à mal et ne peut plus exercer son rôle de régulation vis à vis des pathogènes colonisant l’intestin

Plusieurs souches probiotiques, en particulier L acidophilus NCFM et Lactobacillus acidophilus candisis  ont fait la preuve de leur efficacité pour inhiber la croissance des Candida

L’utilisation conjointe des prébiotiques ( Inuline ) permet de nourrir et d’augmenter le nombre des colonies de lactobacilles

Le traitement par les probiotiques devra être poursuivi de longs mois

Les huiles essentielles

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L’aromathérapie à fait la preuve de son efficacité dans les traitements locaux des candidoses

Le traitement de la candidose digestive chronique peut faire appel également  aux huiles essentielles, par des prises au long cours et de manière discontinue

Citons :

Le Ravinstara (  cinnamonum camphora  ), le  Geranium ( pelargonium  asperum  ), le  Citron  ( citrus lomonum  ), la sauge ( salvia officinalis ),le laurier ( Laurus nobilis ), le Lemongrass ( Cymbopogon citratus ), et enfin le Tea tree(  Melaleuca alternifolia )

la prescription d’huiles essentielles par la voie buccale doit être faite par des thérapeutes expérimentés

les autres thérapeutiques

Ail

c’est un puissant antifongique naturel

il peut être pris cru tous les jours, mais la prise de capsules d’extrait d’ail est sans doute plus agréable

L’extrait de pépin de pamplemousse

Très efficace, non toxique, il doit être pris sous forme de gouttes , dilué dans de l’eau

L’Echinacea

Plante immunostimulante, à démontré qu’elle diminue la fréquence des récidives des mycoses chroniques

Le Lapacho

Plante sud-américaine qui contient deux substances, la xyloidine, et un alcaloÏde le lapachol, qui confèrent à la plante une action antimycosique importante

CONCLUSION

La plus grande difficulté, dans les candidoses digestives chroniques, est d’y penser ,et de faire les liens entre une foule de symptômes peu spécifiques et la présence de colonies de Candida albicans dans l’intestin

L’analyse de selles est le seul examen fiable et rapide permettant de confirmer le diagnostic

Le traitement, long, passe par la modification du terrain favorisant le développement  de ces champignons insidieux, la correction alimentaire et la prise au long cours de probiotiques étant les deux piliers incontournables

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oct 24

Dans le cadre d’une diète de type méditerranéenne, il est conseillé de consommer des poissons dits gras, c’est à dire riches en acides gras poly insaturés de la série oméga 3.

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L’intérêt de cette consommation est largement démontré en santé humaine, par la réduction des risques de maladies cardio-vasculaires, du déclin cognitif et des démences des sujets âgés.

L’organisme ne sait pas fabriquer ces acides gras, l’alimentation est le seul moyen de nous les apporter. D’ou les recommandations de consommer du poisson, principale source en EPA et DHA

Les poissons maigres, morue, haddock, sole, carrelet, perche,  ont une chair surtout constituée de muscles, et leur principal intérêt nutritionnel est l’apport de protéines de bonne qualité.

Les poissons gras consomment surtout des phytoplanctons riches en acides gras à longues chaises  qui se concentrent tout au long de la chaîne alimentaire

Il existe des variations dans la teneur en lipides selon les espèces de poissons, ainsi que selon l’état physiologique du poisson et la quantité de nourriture à sa disposition

Les poissons vivant dans les mers froides sont plus riches en acides gras poly insaturés de la série oméga 3 car ces acides gras permettent de maintenir le fluidité membranaire du poisson, même à basse température

Ces mêmes poissons gras sont riches en vitamines A et D ( qui sont liposolubles )

Teneurs en lipides de différents poissons :  Pour 100 g

→ Les plus riches :

Hareng            14 g

Maquereau      13 g

Sardines           13 g

Saumon           10 g

Thon rouge       6 g

Anchois            5  g

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→ Contiennent entre 5 et 1 g/100 g :

Merlu, daurade, turbot, fletan, truite, limande, bar, carpe, brochet

→ Contiennent moins de 1 g/100 g :

Cabillaud, merlan, sole, Perche du Nil, roussette, merlan, raie ,lieu


Les recommandations sont de manger 400 g de poissons gras par semaine

Pour ceux qui ont du mal à cuisiner, penser aux sardines à l’huile ( d’olive )      imagesca8lexv71

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mai 24

Les maladies musculo-articulaires tiennent le haut du pavé dans nos sociétés industrielles.

A la fin du siècle dernier, ne parlait t-on pas des lombalgies comme ‘ le mal du siècle ’ ?

En ce début du XXI° siècle, se profile une nouvelle épidémie, l’explosion des troubles musculo-squelettiques , les TMS.

Le ministère du Travail vient de lancer une campagne de spots publicitaires pour sensibiliser les gens à ces pathologies .

Ces TMS représentent la première cause de maladies professionnelles en France, et leur coût ne cesse de s’accroître. Toutes les articulations peuvent être touchées, mais les atteintes du membre supérieur semblent les plus fréquentes : tendinites, tenosynovites, syndrome du canal carpien… le choix est vaste. Un salarié sur dix en souffre .images-ccc

Pourquoi cette explosion depuis les dernières décennies dans tous les pays industrialisés ?

Pour les experts, ce sont des maladies multifactorielles,  qui englobent les facteurs environnementaux, comme le stress, les contraintes biomécaniques répétées, les efforts excessifs, l’accroissement des contraintes de productivité qui conduisent à une augmentation de la charge de travail, etc…

Mais toutes les explications  étio-pathologiques des ces maladies musculo-articulaires ne sont pas vraiment satisfaisantes.

En effet, elles ne sont pas nouvelles !

Depuis le début de la révolution industrielle à la fin du XIX° siècle, le travail à la chaîne, répétitif, le stress, les contraintes de productivité, ne sont pas des données récentes.

Le film ‘ Les temps modernes ‘de Charlie Chaplin ( 1936 ) en est l’illustration.images-chaplin

Pourquoi l’explosion des pathologies articulaires seulement ces dernières décennies ?

Les conditions de travail, les contraintes subies, étant grosso modo les mêmes depuis un siècle et demie, ce qui à changé le plus ,

c’est notre alimentation.

Et ce facteur, pourtant évident, est curieusement complètement absent des interrogations des ‘experts ‘ sur cette ‘épidémie ‘

Cette idée, pourtant évidente,  de  la modification de la qualité de notre alimentation,  à du mal à s’imposer dans les milieux médicaux.

Et ce qui à changé le plus dans notre alimentation, si l’on se place d’un point de vue des maladies inflammatoires, et elles sont nombreuses,

c’est la qualité et la quantité des acides gras ingérés.

→  En effet, l’apport en oméga 3 ne cesse de baisser, et l’apport en oméga 6 ne cesse d’augmenter.

Le chercheur Pierre Weill, dans son remarquable ouvrage ‘ Tous gros demain ? ‘ ,  le dit très bien :

‘ la détérioration constante de ce ratio oméga 6 / oméga 3 mesure sans doute la détérioration de ce lien tenu et pourtant si important entre notre santé et notre environnement ‘

De quoi parle t-on lorsque l’on parle de ces acides gras, et en quoi ont-ils un rôle si important ?

♦ Un peu de biochimie pour comprendre :

Les acides gras poly-insaturés diffèrent par la nature de leur constitution biochimique , le nombre de leurs doubles liaisons . Deux grandes familles, les oméga 3 et les oméga 6.

L’organisme utilise ces acides gras pour la constitution des membranes de ses cellules,

mais aussi pour servir de points de départ aux synthèses de médiateurs cellulaires qui régulent toutes les grandes fonctions de l’organisme.

→ Les oméga 6 donnent naissance à des molécules pro-inflammatoires

→ Les oméga 3 eux donnent naissance à des molécules anti-inflammatoires

Les oméga 3 se  trouvent dans le règne végétal dans les membranes des végétaux, les algues, les herbes, et dans le règne animal essentiellement chez les poissons dit  ‘gras  ‘ , sardines, saumon, maquereaux,etc…

Les  oméga 6 sont présents dans les réserves des graines, soja, tournesol, maïs…

Et c’est le rapport entre ces deux acides gras, le rapport oméga 6/oméga 3, qui est déterminant pour notre état de santé, nous orientant s’il est déséquilibré, vers un état pro-inflammatoire

l’ inflammation, est actuellement au cœur de la plupart des pathologies de civilisation :

le diabète, l’obésité, les maladies neuro-dégénératives, les cancers, les maladies cardio-vasculaires, et bien sur les maladies articulaires qui nous intéressent.

→  Ce rapport oméga 6/oméga 3, qui devrait se situer autour de 4/1, c’est à dire 4 oméga 6 pour 1 oméga 3, ne cesse de se dégrader . Il est dans nos civilisations industrielles au alentours de 20 au mieux, voire pour certaines personnes jusqu’à 40 !

La part des huiles végétales dans notre alimentation ne cesse d’augmenter. Et ce sont essentiellement les huiles riches en oméga 6 qui caracolent en tête : mais, tournesol, arachide, voire hélas l’huile de palme, omniprésente du fait de son prix, qui contient un peu d’oméga 6 mais surtout beaucoup d’acides gras saturés,qui sont  également impliqués dans les phénomènes inflammatoires

Les acides gras sont aussi amenés par la consommation des graisses animales, la viande, le lait et ses dérivés. La composition des lipides animaux s’est profondément modifié depuis quelques dizaines d’années, au profil quasi exclusif des oméga 6.

kc3eca6sexeica1mxigecaiz0hw1ca7dnre1cavfbcx9cacqfg63ca6jah2vcaqqsiqgca6neulyca6utwgccatb5l3xcavz15raca63cer6caoyvgz2cawyj2b4caep5c1pcaogvrf4cainvmftcakkot25Les vaches et les animaux d’élevage ont mangé jusqu’alors de l’herbe, et leur chair était riche en oméga 3 . Le passage à une alimentation exclusivement composé de mais, de tourteaux de soja, fait que leur chair est de plus en plus riche en oméga 6

Les animaux non herbivores, poulets, cochons, les poissons d’élevages, sont nourris essentiellement avec du blé, du mais, du soja, avec le même résultat.

Le lait et les fromages ont bien sur subi la même évolution ; quel rapport entre le lait des années 1950, lorsque les vaches passaient leur journée au pré et le lait actuel, issue d’animaux vivant dans des élevages intensifs ?

Toujours d’après Pierre Weill,  ‘ au final, si l’on cumule les évolutions quantitatives et qualitatives, pour les lipides végétaux et animaux, en quarante ans, le rapport entre les graisses oméga 6 et les graisses oméga 3 dans nos régimes a augmenté de 300% ‘…

Dans ces conditions, si l’on se réfère aux effets biologiques des oméga 6, comment s’étonner de l’explosion des maladies inflammatoires musculo-tendineuses ?

L’ alimentation de nos ancêtres est restée relativement stable pendant 7 millions d ‘années,

Les chasseurs cueilleurs mangeant essentiellement des fruits, des végétaux et des animaux sauvages, riches en oméga 3 . Il est fort probable que les tendinites n’étaient pas des pathologies courantes à l’époque.

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A l’instar de la pathologie TMS star, l’épicondylite ou’ tennis elbow, ‘, Croc Magnon connaissait-il le ‘ massue elbow ’? j’en doute !

La correction de nos apports en ώ 6 et ώ 3 est un objectif tout à fait prioritaire en matière de nutrition et de santé publique

Cette correction doit être individuelle, avec :

-         une augmentation de la consommation en ώ 3, par les poissons gras, l’utilisation d’huiles végétales comme l’huile de colza, voire la complémentation en oméga 3 si les déficits sont importants ( intérêt des examens biologiques comme le statut en acides gras )

-         la diminution de la consommation d’ ώ 6, en évitant les huiles de mais, de soja, de tournesol , en bannissant l’huile de palme omniprésente dans les plats industriels….

-  Limitation des graisses saturées

Comme le suggère  Pierre Weil, seule une modification profonde de la chaîne alimentaire permettra de revenir à un rapport oméga 6/oméga 3 équilibré, en ré-introduisant dans l ’alimentation animale, par exemple les graines de lin, riches en ώ 3,  qui vont apporter au final des oméga 3 dans la viande ; ou les œufs , ou tout simplement en leur  refaisant manger de l’herbe  ?

Sortir de l’alimentation majoritairement riche en oméga 6 de nos animaux doit être un objectif prioritaire.

‘ l’amélioration de la qualité de l’alimentation doit se faire sur des produits de masse, accessibles à tous, sinon l’écart va se creuser entre les plus aisés qui auront à la fois les moyens de s’acheter des produits de qualité et l’éducation nutritionnelle qui va avec, et les autres qui n’auront accès ni aux uns, ni aux autres ‘

Encore  faut-il qu’il y ait une prise de conscience des facteurs en jeu dans l’augmentation de toutes ces maladies dites de civilisation.

Et quant on lit les rapports officiels, j’ai bien peur que les pathologies musculo-tendineuses n’aient encore de beaux jours devant elles

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