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Ce syndrome, que l’on appelait autrefois  le syndrome X, n’est pas une maladie, à proprement parlé, mais un ensemble de perturbations métaboliques qui sont des facteurs de risques cardiovasculaires

Dans la grande majorité des cas, les individus atteints ne se sentent pas malades !

Ils ont juste  ‘  un peu de diabète ‘,  ‘ du cholestérol’ ,  ” un léger embonpoint ‘ ,  ‘ à peine un peu de tension ‘     Rien de grave !!

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Mais pourtant, on sait maintenant que le syndrome poly-métabolique

(SPM ) multiplie par 10 à 15 le risque de maladies cardio-vasculaires.

L’approche micronutritionnelle  de ce syndrome est essentielle, car grâce à elle il est possible de  redresser la barre avant l’apparition de problèmes sérieux

Comment définir ce syndrome ?

C’est un état dysfonctionnel,  qui associe au moins 3 anomalies :

­ - Une  adiposité abdominale , avec une valeur prédictive et diagnostique du tour de taille

-   Une  hypertension artérielle, avec une TA supérieure à 130/85

-     Une dyslipidémie, avec hypertriglycéridemie > à 1,50 g/l ,

et diminution du HDL < 0,40 g/l

-    Une perturbation du métabolisme glucidique, avec une glycémie à jeun supérieure à 1,10 g /l

►  En fait,  Un simple coup d’œil suffit pour suspecter un

syndrome métabolique :

c’est le tour de taille du patient, qui mesure l’adiposité abdominale  imagesca2horhw

En effet, le tour de taille est le facteur de risque clinique  le plus important de mort précoce

On considère que les valeurs seuils sont :

Pour  l’homme  102 cm

Pour la femme   88 cm

Et c’est l’obésité sous forme de pomme qui est la plus dangereuse, du point de vue des complications cardio-vasculaires

( L’obésité sous forme de poire est surtout un signe d’imprégnation œstrogénique )

A partir de 50 ans, on considère qu’un individu sur 3 souffre d’un syndrome métabolique

Ce n’est donc pas un problème à négliger

La fréquence du SPM augmente avec l’âge, et est presque toujours plus élevée chez les hommes que chez les femmes

►  QUELLES SONT LES CAUSES DU SPM ?

¨D’ abord une  prédisposition génétique : il existe un  polymorphisme génétique qui rend la gestion de la glycémie plus difficile pour certains individus

¨Et surtout,  le mode de vie,  la culture, l’inactivité, le tabagisme imagesca8hm2v8

¨ Le vieillissement joue également

Pour reprendre une formule que j’aime bien, le syndrome métabolique, c’est :

le syndrome de la fourchette hyperactive et du pied  hypo-actif ‘

Tout est dit !!

L’individu est donc en inadéquation avec son patrimoine génétique,

Car nous sommes programmés pour mettre en réserve les nutriments consommés, et qui ne sont pas utilisés

Et c’est là tout le problème de nos sociétés modernes :   une alimentation de plus en plus riche en graisses et en sucres, et une inactivité croissante

La majorité de la mortalité cardiovasculaire est le résultat de dysfonctionnements métaboliques, et les thérapeutiques classiques traitent  non la cause, mais les conséquences de ces dysfonctionnements

Le cardiologue, par exemple,  au lieu de mesurer le tour de taille, mesure quelques paramètres et se contente de prescrire des statines , qui doivent tout résoudre

Donc, syndrome multifactoriel, dont les causes varient selon chaque individu,  mais le commun dénominateur,

C’est l’insulino-résistance

C’est à dire la résistance de l’organisme à l’action de l’insuline

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L’insuline, c’est l’hormone clé du métabolisme

Elle est sécrétée par les cellules ß des îlots de Langherans du pancréas, en réponse à une élévation de la glycémie,

C’est l’hormone  du stockage, de l’anabolisme

Et lorsqu’il y a hyperinsulinisme, l’organisme se met en mode ‘ stockage’,

et  bloque le déstockage

Le résultat,  c’est que l’on accumule des réserves sans les utiliser

L’insuline est une hormone qui permet de faire rentrer le glucose à l’intérieur des cellules, en activant un récepteur à la surface de la cellule (sur le modèle clé-serrure)

Lorsque ce récepteur ne marche plus, le taux de glucose augmente dans le sang

C’est le ‘ petit diabète ‘ qui se met alors en place doucement

Mais pour maintenir un fonctionnement normal des cellules, qui ont besoin de sucre, le pancréas doit produire toujours plus d’insuline, et à la longue  s’épuise

Nous sommes alors dans le diabète de type 2

Les conséquences de cette insulino-resistance ne tardent pas :

-          Augmentation des triglycérides, du cholestérol

-         Développement d’une  obésité  centrale, abdominale, avec accumulation d’adipocytes dysfonctionnels

(car les cellules graisseuses, les adipocytes, sont de véritables glandes endocrines secrétant des hormones très importantes pour la régulation du poids, comme la leptine ) imagescazmtv1d

-         Dépôts intramusculaires de lipides, et développement d’une sarcopénie, c’est à dire une diminution de la masse musculaire au dépend du tissu graisseux

-         Et au niveau hépatique :

→ Apparition d’une stéatose hépatique non alcoolique , dans un premier temps ( le foie gras ! )

→ Puis développement d’une NASH ( Hepatite steatosique non alcoolique , non alcolic steato hépatitis ) dans un deuxième temps, avec des lésions hépatiques

L’inflammation est au cœur de l’insulino-résistance, par des phénomènes très complexes, en bloquant le bon fonctionnement du récepteur à l’insuline, et des transporteurs intra-cellulaires du glucose (les  GLUT4)

Le bon fonctionnement de toute cette machinerie extrêmement complexe dépend de l’environnement nutritionnel de l’individu


-      Puis , dernier acte, élévation de la pression artérielle par des perturbations neuro-hormonales

Petit à petit, chez ces individus que l’on dit ‘ bons vivants’  se mettent en place les éléments de ce syndrome métabolique

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► QUE PEUT-ON PROPOSER ?

Essentiellement  la prise en charge des dysrégulations  métaboliques

-         Modifications des mauvaises habitudes alimentaires, en instaurant un modèle alimentaire

-         Perdre du poids

-         Pratiquer une activité physique régulière

-         Prise en charge micronutritionnelle

1.      Mise en place  d’une alimentation d’inspiration crétoise

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→avec une  alimentation anti-oxydante : favoriser les fruits et légumes, les légumineuses, les céréales

→ limiter les acides gras saturés, les produits laitiers

→  favoriser les viandes blanches et les poissons gras

→ conseiller les bonnes huiles : olive / colza

→ 1 à 2 verres de vin rouge par jour

2. L’exercice physique

Il faut rendre actifs les inactifs

Permet d’augmenter la dépense énergétique, améliore la TA, la glycémie, le profil lipidique

L’exercice physique permet une meilleure utilisation du glucose par les muscles, car il fait rentrer le glucose dans le cellule sans l’intervention de l’insuline

3. Perdre du poids,

élément essentiel pour la normalisation des perturbations biologiques    imagescafqv4ah

Mais pas n’importe comment !!

Seule l’approche micronutritionnelle permet, par la rééducation alimentaire, un résultat  qui doit se maintenir dans le temps

Car, dans le cadre du syndrome métabolique, cette prise en charge doit se faire à vie !

C’est donc un profond changement du mode de vie et de l’alimentation qui doit se mettre en place, et c’est une chose difficile à faire prendre conscience à des individus qui se sentent en bonne santé, et ne sont souvent pas demandeurs d’une prise en charge !!

4. La complémentation  nutritionnelle,

qui ne peut être faite  que  par un professionnel  de santé formé à la micronutrition, après un bilan biologique nutritionnel qui seul permet de se faire une idée exacte  des perturbations  nutritionnelle de chaque individu, et permet  de guider la complémentation

Citons,

Les acides gras oméga 3

Les antioxydants

● Les plantes anti-inflammatoires, comme le curcuma

Les probiotiques, pour corriger la dysbiose intestinale, qui apparaît selon des études récentes comme pouvant jouer un rôle important dans le développement de l’obésité

●  l’apport de potassium, essentiel pour réguler la tension artérielle

● des apports de chrome, de cannelle pour régulariser la glycémie

Etc…

La prise en charge médicamenteuse classique ( Metformine pour réguler la glycémie, antihypertenseur, statines ) n’agit que sur la partie visible de iceberg, et ne s’attaque pas au problème de fond qui est l’inflammation et l’insulino-résistance

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Devant l’augmentation, sinon l’explosion,  qui est bien visible,  de ce syndrome poly-métabolique, ( il suffit de regarder autour de soi )  doit faire prendre conscience que l’accumulation de ces quelques perturbations biologiques est le premier pas, heureusement  réversible, vers des complications cardio-vasculaires lourdes de conséquences

La prise en charge, certes à vie,  de ces perturbations, par une rééducation alimentaire, une remise en mouvement, est la seule manière d’inverser cette tendance inquiétante de  nos sociétés modernes

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nov 08

Les candidoses chroniques digestives sont des affections qui touchent des millions de personnes dans le monde, mais qui sont  paradoxalement peu reconnues, aussi bien des patients que des médecins.

Ces maladies insidieuses, car elles n’ont pas de symptômes particulièrement démonstratifs, affaiblissent le système immunitaire et altèrent  le potentiel santé des sujets atteints, en entraînant de nombreuses perturbations fonctionnelles difficiles à relier à une même origine

LES  CANDIDA

Les candida figurent parmi les 10 micro-organismes pathogènes les plus fréquemment isolés

Ce sont des champignons de type levure, qui vivent  dans l’intestin humain et les cavités  naturelles de l’Homme, urogénitales et oro-pharyngées généralement  en petit nombre.

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A l’état d’équilibre ou de latence  dans le tube digestif,  son développement est inhibé par les lactobacteries et les bifidobacteries  de la flore intestinale

Lorsqu’il se produit une rupture d’équilibre en faveur des Candida, en cas d’altération des barrières locales, déséquilibre de la flore, déficit immunitaire,  ceux-ci se développent en grand nombre, et cette prolifération les rendent pathogènes, entraînant une multitude de symptômes extrêmement variés et peu spécifiques

-         A l’état inoffensif,  saprophyte ( notion controversée )  il est sous forme de levure

-         Lorsqu’il devient pathogène,  il se transforme en champignon et se présente sous forme de filaments , mycéliums qui peuvent migrer et coloniser d’autres milieux

A l’état d’équilibre dans le tube digestif,  son développement est inhibé par les lactobacteries et les bifidobacteries  de la flore intestinale

Les Candida se développent surtout en milieu acide , de pH 2 au pH 4 , mais peuvent  survivre jusqu’à pH 9, ce qui explique la grande adaptabilité de ces champignons et leur résistance

FACTEURS PREDISPOSANTS  DE LA CANDIDOSE

le déséquilibre de la flore intestinale, consécutifs aux antibiothérapies, est un des principaux  facteurs locaux qui favorisent la prolifération des Candida . Tous les antibiotiques sont impliqués, et certains ( Tetracyclines ) auraient même un effet stimulant direct sur les Candida

■ L’une des principales causes est d’ordre nutritionnel, une alimentation riche en sucres raffinés, le Candida aime le sucre . Il est en effet capable de produire des peptides qui traversent la barrière intestinale et hémato-encéphalique et stimulent l’envie de sucre.

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En fait, tous les types de sucre sont impliqués, les fruits sucrés..

■ Mais aussi les produits laitiers fermentés, les graisses saturées, l’excès de viande ( car il ne faut pas oublier que de nombreux antibiotiques sont ajoutés à l’alimentation animale ) , tous facteurs alimentaires qui vont altérer la flore intestinale  acidophile

De nombreux médicaments, les corticoïdes, les pilules contraceptives , la prise d’anti-acides, si fréquente de nos jours dans le traitement du reflux gastro-oesophagien ( RGO )

La suralimentation en général, car dans ce cas les capacités digestives sont dépassées, surtout si l’on ne mastique pas bien

CONSEQUENCES PHYSIOLOGIQUES

La candidose chronique produit

-         un effet irritatif direct sur les muqueuses digestives, avec pour conséquence l’apparition de stomatite, oesophagite, gastrite, colite

-         une fragilisation de la muqueuse intestinale, avec hyper-perméabilité, permettant le passage d’antigènes alimentaires, bactériens, perturbant gravement le système immunitaire

Les mécanismes moléculaires, qui expliquent les manifestations à distance de la candidose, sont maintenant bien connus :

● Le Candida albicans produit au moins 35 peptides, qui en raison de l’hyper-perméabilité intestinale, traversent  la muqueuse digestive et se retrouvent dans le sang, d’ou ils vont perturber le fonctionnement cérébral, et le système immunitaire.

La plus connue est la candidine,qui est neurotoxique


● Le Candida transforme les sucres en alcool, avec formation

d’ acétaldéhyde, qui, passant dans le sang, perturbe la production de la dopamine, un neurotransmetteur, ce qui est à l’origine de nombreux troubles psychiques, dépression, irritabilité, troubles de mémoire, etc…

● Le Candida produit de l’acide tartarique, analogue ( parent chimique très proche ) de l’acide malique, produit clé du cycle de Krebs, série de réactions métaboliques dans nos cellules et fournisseur essentiel de l’énergie

L’acide tartarique vient en compétition avec l’acide malique et bloque le cycle de Krebs ; il y a donc une diminution importante de la production d’ ATP, substrat énergétique indispensable au système nerveux , aux muscles,  d’ou l’explication de la fatigue, physique et mentale, retrouvée quasiment en permanence dans les formes chroniques de candidoses

LES SIGNES DE LA CANDIDOSE

Très nombreux, peu spécifiques, ce qui explique que les médecins et les patients ne pensent pas souvent à la candidose

des signes digestifs : stomatite, aphtes, colite avec flatulences, ballonnements, ( y penser lorsque ceux-ci surviennent immédiatement après le repas ) , pyrosis, troubles du transit, démangeaisons anales que rien ne calme

une fatigue progressive et inexpliquée, quasi constante, pouvant aller à la fatigue chronique

des troubles psychiques, état dépressif, anxiété, irritabilité, troubles du sommeil, troubles de la concentration et la mémoire, migraine

des troubles du comportement alimentaire, en particulier l’attraction pour le sucré

des infections gynécologiques et urinaires à répétition

des problèmes dermatologiques, eczéma, acné, psoriasis, mycoses des ongles ( onychomycoses )  donc la fréquence est en perpétuelle augmentation

des allergies, cutanées, respiratoires, alimentaires

des perturbations du système immunitaire, pouvant donner des pathologies complexes, maladies auto-immunes, fibromyalgie (ou l’on retrouve souvent le Candida comme facteur déclenchant,) maladie de Crohn

Dans toutes ces situations, surtout si elles sont désespérément chroniques ,et résistent à tous les traitements , penser à la candidose digestive

DIAGNOSTIC DE LA CANDIDOSE

Là aussi, les choses ne sont pas évidentes

le diagnostic sérologique : en fait, peu spécifique

en effet, la recherche d’anti-corps anti-Candida peut poser le problème de faux positifs en cas de candidose superficielle concomitante

l’ interprétation de la sérologie est délicate et pose le problème de la distinction entre la colonisation et l’infection ( notion de seuil d’anticorps , à partir de quels taux peut-on considérer le test comme positif ? )

il faut en fait  faire appel à des techniques peu utilisées en pratiques quotidiennes, car sophistiquées et coûteuses

l’analyse de selles et la mise en culture, qui met en évidence  la présence de nombreuses colonies de Candida albicans est la technique la plus simple et la plus rapide, corroborant alors la symptomatologie. Elle doit être faite par un laboratoire qui établi un comptage des colonies

TRAITEMENT DES CANDIDOSES DIGESTIVES


Les antimycosiques

Souvent indispensables dans les formes locales ( mycoses de la peau, mycoses vaginales), ces traitements efficaces sur le moment, ne permettent en rien de régler le problème de fond.

La prise d’antifongiques oraux doit être limitée aux infestations massives retrouvées à l’analyse de selles, ou aux candidoses buccales ( muguet, glossite ) importantes , en limitant le traitement à 10 jours, car la prise de médicaments antimycosiques ne permet pas de d’éradiquer les candida, l’infection se reproduisant à l’arrêt du traitement

Il est indispensable d’y associer un certain nombre de mesures qui permettront de contenir le développement des champignons : L’alimentation et les thérapeutiques naturelles y tiennent une large place

Incontournable, la rééducation alimentaire


- L’arrêt des sucres raffinés est la première des mesures à prendre

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Il faut couper les vivres au champignon !

Tous les sucres doivent être supprimés : le sucre blanc raffiné, mais aussi le miel, le sucre brun , ainsi que les boissons sucrées ( soda ), les pâtisseries

-  Les fruits très sucrés devraient aussi être évités, du moins au début

-    Limiter les aliments riches en hydrates de carbone, le pain ( surtout

blanc ), le riz, les légumes comme les carottes, les petits pois, maïs, pomme de terre, etc.., ainsi que les fromages fermentés, et chez les gens qui ont une hyper-perméabilité intestinale marquée, le lait de vache et les produits laitiers qui souvent aggravent l’inflammation locale

La suppressions des médicaments favorisant les candidoses est également incontournable : corticoïdes bien sur , mais aussi les anti-acides ( une candidose chronique peut être une des causes  du RGO ! )

Les Probiotiques

Indispensables également, car comme nous l’avons vu, le développement des Candida est inhibé par les lactobacteries et les bifidobacteries  de la flore intestinale

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Surtout après la prise répétée d’antibiotiques, la flore est mise à mal et ne peut plus exercer son rôle de régulation vis à vis des pathogènes colonisant l’intestin

Plusieurs souches probiotiques, en particulier L acidophilus NCFM et Lactobacillus acidophilus candisis  ont fait la preuve de leur efficacité pour inhiber la croissance des Candida

L’utilisation conjointe des prébiotiques ( Inuline ) permet de nourrir et d’augmenter le nombre des colonies de lactobacilles

Le traitement par les probiotiques devra être poursuivi de longs mois

Les huiles essentielles

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L’aromathérapie à fait la preuve de son efficacité dans les traitements locaux des candidoses

Le traitement de la candidose digestive chronique peut faire appel également  aux huiles essentielles, par des prises au long cours et de manière discontinue

Citons :

Le Ravinstara (  cinnamonum camphora  ), le  Geranium ( pelargonium  asperum  ), le  Citron  ( citrus lomonum  ), la sauge ( salvia officinalis ),le laurier ( Laurus nobilis ), le Lemongrass ( Cymbopogon citratus ), et enfin le Tea tree(  Melaleuca alternifolia )

la prescription d’huiles essentielles par la voie buccale doit être faite par des thérapeutes expérimentés

les autres thérapeutiques

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c’est un puissant antifongique naturel

il peut être pris cru tous les jours, mais la prise de capsules d’extrait d’ail est sans doute plus agréable

L’extrait de pépin de pamplemousse

Très efficace, non toxique, il doit être pris sous forme de gouttes , dilué dans de l’eau

L’Echinacea

Plante immunostimulante, à démontré qu’elle diminue la fréquence des récidives des mycoses chroniques

Le Lapacho

Plante sud-américaine qui contient deux substances, la xyloidine, et un alcaloÏde le lapachol, qui confèrent à la plante une action antimycosique importante

CONCLUSION

La plus grande difficulté, dans les candidoses digestives chroniques, est d’y penser ,et de faire les liens entre une foule de symptômes peu spécifiques et la présence de colonies de Candida albicans dans l’intestin

L’analyse de selles est le seul examen fiable et rapide permettant de confirmer le diagnostic

Le traitement, long, passe par la modification du terrain favorisant le développement  de ces champignons insidieux, la correction alimentaire et la prise au long cours de probiotiques étant les deux piliers incontournables

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oct 24

Dans le cadre d’une diète de type méditerranéenne, il est conseillé de consommer des poissons dits gras, c’est à dire riches en acides gras poly insaturés de la série oméga 3.

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L’intérêt de cette consommation est largement démontré en santé humaine, par la réduction des risques de maladies cardio-vasculaires, du déclin cognitif et des démences des sujets âgés.

L’organisme ne sait pas fabriquer ces acides gras, l’alimentation est le seul moyen de nous les apporter. D’ou les recommandations de consommer du poisson, principale source en EPA et DHA

Les poissons maigres, morue, haddock, sole, carrelet, perche,  ont une chair surtout constituée de muscles, et leur principal intérêt nutritionnel est l’apport de protéines de bonne qualité.

Les poissons gras consomment surtout des phytoplanctons riches en acides gras à longues chaises  qui se concentrent tout au long de la chaîne alimentaire

Il existe des variations dans la teneur en lipides selon les espèces de poissons, ainsi que selon l’état physiologique du poisson et la quantité de nourriture à sa disposition

Les poissons vivant dans les mers froides sont plus riches en acides gras poly insaturés de la série oméga 3 car ces acides gras permettent de maintenir le fluidité membranaire du poisson, même à basse température

Ces mêmes poissons gras sont riches en vitamines A et D ( qui sont liposolubles )

Teneurs en lipides de différents poissons :  Pour 100 g

→ Les plus riches :

Hareng            14 g

Maquereau      13 g

Sardines           13 g

Saumon           10 g

Thon rouge       6 g

Anchois            5  g

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→ Contiennent entre 5 et 1 g/100 g :

Merlu, daurade, turbot, fletan, truite, limande, bar, carpe, brochet

→ Contiennent moins de 1 g/100 g :

Cabillaud, merlan, sole, Perche du Nil, roussette, merlan, raie ,lieu


Les recommandations sont de manger 400 g de poissons gras par semaine

Pour ceux qui ont du mal à cuisiner, penser aux sardines à l’huile ( d’olive )      imagesca8lexv71

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mai 24

Les maladies musculo-articulaires tiennent le haut du pavé dans nos sociétés industrielles.

A la fin du siècle dernier, ne parlait t-on pas des lombalgies comme ‘ le mal du siècle ’ ?

En ce début du XXI° siècle, se profile une nouvelle épidémie, l’explosion des troubles musculo-squelettiques , les TMS.

Le ministère du Travail vient de lancer une campagne de spots publicitaires pour sensibiliser les gens à ces pathologies .

Ces TMS représentent la première cause de maladies professionnelles en France, et leur coût ne cesse de s’accroître. Toutes les articulations peuvent être touchées, mais les atteintes du membre supérieur semblent les plus fréquentes : tendinites, tenosynovites, syndrome du canal carpien… le choix est vaste. Un salarié sur dix en souffre .images-ccc

Pourquoi cette explosion depuis les dernières décennies dans tous les pays industrialisés ?

Pour les experts, ce sont des maladies multifactorielles,  qui englobent les facteurs environnementaux, comme le stress, les contraintes biomécaniques répétées, les efforts excessifs, l’accroissement des contraintes de productivité qui conduisent à une augmentation de la charge de travail, etc…

Mais toutes les explications  étio-pathologiques des ces maladies musculo-articulaires ne sont pas vraiment satisfaisantes.

En effet, elles ne sont pas nouvelles !

Depuis le début de la révolution industrielle à la fin du XIX° siècle, le travail à la chaîne, répétitif, le stress, les contraintes de productivité, ne sont pas des données récentes.

Le film ‘ Les temps modernes ‘de Charlie Chaplin ( 1936 ) en est l’illustration.images-chaplin

Pourquoi l’explosion des pathologies articulaires seulement ces dernières décennies ?

Les conditions de travail, les contraintes subies, étant grosso modo les mêmes depuis un siècle et demie, ce qui à changé le plus ,

c’est notre alimentation.

Et ce facteur, pourtant évident, est curieusement complètement absent des interrogations des ‘experts ‘ sur cette ‘épidémie ‘

Cette idée, pourtant évidente,  de  la modification de la qualité de notre alimentation,  à du mal à s’imposer dans les milieux médicaux.

Et ce qui à changé le plus dans notre alimentation, si l’on se place d’un point de vue des maladies inflammatoires, et elles sont nombreuses,

c’est la qualité et la quantité des acides gras ingérés.

→  En effet, l’apport en oméga 3 ne cesse de baisser, et l’apport en oméga 6 ne cesse d’augmenter.

Le chercheur Pierre Weill, dans son remarquable ouvrage ‘ Tous gros demain ? ‘ ,  le dit très bien :

‘ la détérioration constante de ce ratio oméga 6 / oméga 3 mesure sans doute la détérioration de ce lien tenu et pourtant si important entre notre santé et notre environnement ‘

De quoi parle t-on lorsque l’on parle de ces acides gras, et en quoi ont-ils un rôle si important ?

♦ Un peu de biochimie pour comprendre :

Les acides gras poly-insaturés diffèrent par la nature de leur constitution biochimique , le nombre de leurs doubles liaisons . Deux grandes familles, les oméga 3 et les oméga 6.

L’organisme utilise ces acides gras pour la constitution des membranes de ses cellules,

mais aussi pour servir de points de départ aux synthèses de médiateurs cellulaires qui régulent toutes les grandes fonctions de l’organisme.

→ Les oméga 6 donnent naissance à des molécules pro-inflammatoires

→ Les oméga 3 eux donnent naissance à des molécules anti-inflammatoires

Les oméga 3 se  trouvent dans le règne végétal dans les membranes des végétaux, les algues, les herbes, et dans le règne animal essentiellement chez les poissons dit  ‘gras  ‘ , sardines, saumon, maquereaux,etc…

Les  oméga 6 sont présents dans les réserves des graines, soja, tournesol, maïs…

Et c’est le rapport entre ces deux acides gras, le rapport oméga 6/oméga 3, qui est déterminant pour notre état de santé, nous orientant s’il est déséquilibré, vers un état pro-inflammatoire

l’ inflammation, est actuellement au cœur de la plupart des pathologies de civilisation :

le diabète, l’obésité, les maladies neuro-dégénératives, les cancers, les maladies cardio-vasculaires, et bien sur les maladies articulaires qui nous intéressent.

→  Ce rapport oméga 6/oméga 3, qui devrait se situer autour de 4/1, c’est à dire 4 oméga 6 pour 1 oméga 3, ne cesse de se dégrader . Il est dans nos civilisations industrielles au alentours de 20 au mieux, voire pour certaines personnes jusqu’à 40 !

La part des huiles végétales dans notre alimentation ne cesse d’augmenter. Et ce sont essentiellement les huiles riches en oméga 6 qui caracolent en tête : mais, tournesol, arachide, voire hélas l’huile de palme, omniprésente du fait de son prix, qui contient un peu d’oméga 6 mais surtout beaucoup d’acides gras saturés,qui sont  également impliqués dans les phénomènes inflammatoires

Les acides gras sont aussi amenés par la consommation des graisses animales, la viande, le lait et ses dérivés. La composition des lipides animaux s’est profondément modifié depuis quelques dizaines d’années, au profil quasi exclusif des oméga 6.

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Les animaux non herbivores, poulets, cochons, les poissons d’élevages, sont nourris essentiellement avec du blé, du mais, du soja, avec le même résultat.

Le lait et les fromages ont bien sur subi la même évolution ; quel rapport entre le lait des années 1950, lorsque les vaches passaient leur journée au pré et le lait actuel, issue d’animaux vivant dans des élevages intensifs ?

Toujours d’après Pierre Weill,  ‘ au final, si l’on cumule les évolutions quantitatives et qualitatives, pour les lipides végétaux et animaux, en quarante ans, le rapport entre les graisses oméga 6 et les graisses oméga 3 dans nos régimes a augmenté de 300% ‘…

Dans ces conditions, si l’on se réfère aux effets biologiques des oméga 6, comment s’étonner de l’explosion des maladies inflammatoires musculo-tendineuses ?

L’ alimentation de nos ancêtres est restée relativement stable pendant 7 millions d ‘années,

Les chasseurs cueilleurs mangeant essentiellement des fruits, des végétaux et des animaux sauvages, riches en oméga 3 . Il est fort probable que les tendinites n’étaient pas des pathologies courantes à l’époque.

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A l’instar de la pathologie TMS star, l’épicondylite ou’ tennis elbow, ‘, Croc Magnon connaissait-il le ‘ massue elbow ’? j’en doute !

La correction de nos apports en ώ 6 et ώ 3 est un objectif tout à fait prioritaire en matière de nutrition et de santé publique

Cette correction doit être individuelle, avec :

-         une augmentation de la consommation en ώ 3, par les poissons gras, l’utilisation d’huiles végétales comme l’huile de colza, voire la complémentation en oméga 3 si les déficits sont importants ( intérêt des examens biologiques comme le statut en acides gras )

-         la diminution de la consommation d’ ώ 6, en évitant les huiles de mais, de soja, de tournesol , en bannissant l’huile de palme omniprésente dans les plats industriels….

-  Limitation des graisses saturées

Comme le suggère  Pierre Weil, seule une modification profonde de la chaîne alimentaire permettra de revenir à un rapport oméga 6/oméga 3 équilibré, en ré-introduisant dans l ’alimentation animale, par exemple les graines de lin, riches en ώ 3,  qui vont apporter au final des oméga 3 dans la viande ; ou les œufs , ou tout simplement en leur  refaisant manger de l’herbe  ?

Sortir de l’alimentation majoritairement riche en oméga 6 de nos animaux doit être un objectif prioritaire.

‘ l’amélioration de la qualité de l’alimentation doit se faire sur des produits de masse, accessibles à tous, sinon l’écart va se creuser entre les plus aisés qui auront à la fois les moyens de s’acheter des produits de qualité et l’éducation nutritionnelle qui va avec, et les autres qui n’auront accès ni aux uns, ni aux autres ‘

Encore  faut-il qu’il y ait une prise de conscience des facteurs en jeu dans l’augmentation de toutes ces maladies dites de civilisation.

Et quant on lit les rapports officiels, j’ai bien peur que les pathologies musculo-tendineuses n’aient encore de beaux jours devant elles

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mai 03

Tiré de l’ excellent livre du Pr brian Wansink :  ‘  Conditionnés pour trop manger ‘

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L’auteur décortique quelques uns de nos déterminants alimentaires.

Instructif, beaucoup d’humour, et parfois très provocateur !

‘ Pourquoi le fast-food est-il en train de conquérir le monde ? Tout d’abord parce que nous avons été génétiquement conçus pour l’apprécier. Ou, plus précisément, il a été conçu pour nous aimer,, en nous offrant les trois gouts que des siècles d’ évolution nous ont amenés à désirer: le gras, le salé et le sucré.

Jadis, les matières grasses procuraient à nos ancêtres les réserves caloriques nécessaires pour survivre à la disette. En retenant l’eau, le sel leur évitait de se déshydrater. Quant au sucre, il leur permettait de différencier les baies comestibles des autres.

Par notre inclination pour les graisse, le sel et le sucre, nous avons appris à préférer les aliments qui étaient le plus à même de nous maintenir en vie . Tout ce que nous aimons dans le fast-food, nos aîeux les chasseurs-cueilleurs auraient tué pour l’avoir. Les frites et les chips renferment de l’huile et du sel, les muffins et les crumbles contiennent de la graisse et du sucre, et le Coca du sucre et du sel, tandis que les barres chocolatées les accumulent tous

Certains considèrent le fast-food comme un ennemi public. ils l’assimilent à une drogue, une conspiration qui vise à nous détruire. Ils prétendent que ces entreprises machiavéliques bourrent leurs produits de graisse, de sel et de sucre parce qu’ elles savent pertinemment que nous les mangerons, que nous les aimerons et que nous reviendrons encore et encore. Les chaines de fast- food choisissent-elles leur ingrédiants en sachant que nous les mangerons et les adoreront ? Absolument…

…. Non seulement les fast-foods nous donnent les saveurs que nous souhaitons, mais ils présentent deux avantages supplémentaires: ils sont rapides et d’un bon rapport qualité-prix…..Pour un client affamé n’ayant que deux ou trois dollars à dépenser pour déjeuner, la perspective d’être rassacié est bien plus attrayante que celle de tremper quelques crudités dans un ramequin de vinaigrette. Les gens qui critiquent le plus les fast-foods n’appartiennent généralement pas au segment de marché des ” deux ou trois dollars ” .

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avr 19

Vu dans la revue Prescrire ( avril 2009 ), deux études intéressantes sur ‘Antibiotiques et asthme chez les enfants

- La première étude canadienne ( 2007  )à mis en évidence une augmentation de la fréquence de l’asthme chez des enfants âgés de 7 ans , après traitement antibiotique pendant la première année de vie

-    Une compilation ( méta-analyse ) de 8 études sur l’utilisation d’antibiotiques pendant la première année de vie à mis en évidence une fréquence d’asthme 2 fois supérieure après un traitement antibiotique

Les conclusions de la revue Prescrire sont intéressantes :

-         en pratique, avant d’utiliser un antibiotique chez un enfant, mieux vaut évaluer soigneusement les bénéfices prévisibles comparés à l’absence d’antibiotique

-         Il est concevable qu’un facteur commun ( encore inconnu ) favorise à la fois la survenue d’infections bactériennes en bas âge et la survenue ultérieure d’asthme

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Les Micronutritionnistes le disent depuis longtemps :

Ce facteur inconnu, c’est l’intestin ou plutôt la flore intestinale

Lors de la première année de vie, la qualité de la flore est primordiale et dépend des bactéries qui s’implantent lors de l’accouchement ou lors de l’allaitement maternel

Cette flore à un rôle fondamental dans la défense de l’organisme  Elle interagit avec tout le système immunitaire. L’implantation d’une flore équilibrée après la naissance garantit  un équilibre entre 2 systèmes immunitaires :

. la voie des lymphocytes TH1, qui , en cas de déficit induit une réponse insuffisante lors d’infections virales et bactériennes

. la voie des lymphocytes TH 2 , qui,  en déséquilibre,  constitue une prédisposition à l’hypersensibilité et à l’allergie

un déficit de cette voie peut induire un  déficit   en immunoglobulines A , première ligne de défense intestinale mais aussi trachéo-bronchique

► toute prise d’antibiotiques lors de la première année de la vie, en mettant à mal la flore intestinale, au moment de la mise en place de ce fragile équilibre immunitaire, peut donc favoriser l’apparition ultérieure d’un asthme

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L’ ‘asthme est une maladie complexe, multifactorielle,  mais l’on peut concevoir  sa prévention par la prise de Probiotiques :

-        dés la naissance, surtout si l’accouchement s’est fait par césarienne, ou s’il n’y a pas d’allaitement maternel ( qui amene des lactobacilles ), car dans ce cas il y à implantation d’une flore de mauvaise qualité

-         en accompagnement de toute prise d’antibiotiques, ci ceux ci sont indispensables

L’écosystème intestinal , ou microbiote intestinal,  c’est donc lui ce facteur  ‘ inconnu ‘

Mais pas de tous

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avr 07

Et si la santé de demain passait par le microbiote intestinal ?

Théme du 9° Symposium de Micronutrition ( mars 2009 Paris )

Le terme de microbiote remplace celui de flore intestinale, afin de prendre en compte la complexité de l’ écosystème abrité par le colon.

Les bactéries intestinales forment entre elles un monde  en inter-relation, et communiquant avec la muqueuse intestinale, et au-delà avec tout l’organisme.

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La composition de cet écosystème microbien , et ses activités peut être modifié par deux types de compléments nutritionnels :

les probiotiques, lactobacilles et bifidobactéries, qui, modifiant de manière significative l’équilibre microbien colique, agit par ses propriétés bénéfiques particulières

les prébiotiques, comme les inulines, sont fermentés par certaines bacteries, et modifient positivement la composition du microbiote intestinal

Un déséquilibre de ce microbiote induit une inflammation, soit de haut grade dans les maladies intestinales inflammatoires ( Crohn, rectocolite ulcero-hémorragique ), soit de bas grade, dans les troubles fonctionnels intestinaux, et, comme plusieurs études expérimentales le montrent, l’obèsité et le diabète.

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Les déséquilibres de la flore, l ‘inflammation et donc l’hyperperméabilité intestinale associée sont donc des facteurs majeurs dans les pathologies de société que sont les maladies auto-immunes, métaboliques ou dégénératives

Plus que jamais la santé passe par l’intestin

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mar 09

L’ALIMENTATION AU COURS DE L’ÉVOLUTION HUMAINE

Pendant 7 millions d’années, l’ alimentation de nos ancêtres est restée relativement stable . Ils mangeaient le produit de leur chasse, de leur pêche, et de leur cueillette. Leurs repas se composaient de viandes maigres, de gibiers, d’œufs, de fruits, de légumes et de céréales sauvages

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Le bouleversement profond du régime alimentaire, apparu il y a 10 000 ans, pourrait expliquer l’apparition des maladies de civilisation : la sédentarisation, l’agriculture et l’élevage ont introduit dans l’alimentation les légumineuses, le lait et les céréales cultivées.

Comme le dit Th. Souccar ( Le régime préhistorique ), sur une échelle  de l’évolution qui irait du 1° janvier au 31 décembre, c’est un peu comme si on introduisait ces changements alimentaires  vers la fin de l’après-midi du 31 décembre. Ce laps de temps est trop court pour que nous ayons pu nous adapter génétiquement à ces changements

En plus de ce changement radical de nos habitudes alimentaires ,  l’alimentation moderne , avec l’industrialisation d’ une grande partie  de   l’ offre alimentaire, la culture intensive avec l’utilisation d’engrais et de pesticides à outrance, le raffinage des matières premières , a vu  arriver  dans notre assiette des aliments appauvris en vitamines, minéraux et oligo-éléments,

L’industrialisation de nos sociétés à  également entrainé la diminution des quantités caloriques consommées,  car l’ homme moderne est de plus en plus sédentaire, et à donc moins de besoins caloriques .

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→ Notre ration est passée de 3000 calories à 1750 calories pour une femme, et de 4000 calories à 2250 calories pour un homme. Avec de tel apports, il devient impossible de recevoir par l’alimentation les quantités quotidiennes recommandées en vitamines et en minéraux

Cette réduction des prises alimentaires s’est accompagné en parallèle de l’augmentation considérable de la consommation des produits de l’industrie agroalimentaire riches en  calories vides , c’est à dire n’apportant aucun des nutriments essentiels à notre fonctionnement, et creusant encore l’écart entre les apports et les besoins

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Parallèlement à  cette nouvelle manière de se nourrir, extrêmement pauvre en qualité, est apparu une  augmentation inquiétante  de nombreuses maladies  :

◊ La fréquence de maladies chroniques chez les plus jeunes, asthme, allergie alimentaire, explose, de même que l’obésité chez les enfants et les adultes

◊ les maladies auto-immunes ( poly-arthrite rhumatoïde, maladie de crohn ) touchent de plus en plus d’adultes , et les maladies dégénératives , Parkinson, Alhzeimer sont en perpétuelle augmentation

La prévention de toutes ces maladies de civilisation passe donc par le retour à une alimentation plus saine, même si de multiples facteurs rentrent certainement en jeu .

il serait en effet illusoire de penser que la micronutrition seule puisse tout prévenir et tout guérir, mais replacer l’alimentation au centre de l’équilibre de l’être humain parait primordial

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mar 09

Nous allons voir comment certaines fonctions de l’organisme dépendent de manière très étroites de l’apport alimentaire : ce sont les quatre maillons faibles, décrits par le Dr D. Chos ( Président de l’Institut Européen de Diététique et Micronutrition )

le système digestif

Joue un rôle capital pour l’assimilation des nutriments, pour la défense de l’organisme , grâce à  tous ses systèmes enzymatiques et la flore intestinale

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Cet écosystème intestinal assure la digestion des aliments, protége l’organisme de bactéries pathogènes en les empêchant de se fixer sur la muqueuse, et exerce de effets positifs sur le système immunitaire

La flore , dans certaines situations ( antibiothérapie, stress, alimentation inadaptée, intolérance ou allergie )  peut se déséquilibrer et perdre ses propriétés. Cette perturbation de l’écosystème intestinal a pour conséquence d’agresser le muqueuse de l’intestin et provoque augmentation de la perméabilité intestinale

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Cette hyperperméabilité  intestinale va permettre le passage de substances indésirables dans l’organisme ( protéines, débris microbiens )

et induire à distance des perturbations sur différents systèmes ( acné, infections diverses, maladies articulaires, allergies, troubles du comportement ) et inhiber l’assimilation des nutriments

En cas de perturbations de système digestif, l’organisme peut donc  présenter les troubles suivants :

♦  des troubles fonctionnels digestifs

♦ des intolérances et des allergies

♦  des perturbations à distance, secondaires à l’hyperpermeabilité intestinale : infections, douleurs osteo-articulaires, problèmes cutanés……

Rappelons un précepte attribué à Bouddha  ‘  le sage est celui donc l’intestin fonctionne bien ‘

la protection cellulaire

Pour assurer nos besoins quotidiens, nos cellules utilisent de l’oxygène afin de  fournir l’énergie nécessaire. Une partie de cet oxygène indispensable libère des dérivés très agressifs pour nos cellules, les radicaux libres

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la pollution, l’alcool, le tabac, les médicaments, les infections libèrent également des radicaux libres dans l’organisme

Face a ces déchets, utiles mais dangereux, l’organisme dispose de moyens efficaces pour neutraliser les radicaux libres en excès :

Des enzymes anti-radicalaires ( dépendant de nos capacités génétiques )  et des piégeurs de radicaux libres apportés par notre alimentation , notamment les fruits et légumes ( vitamines A, E, C, flavonoides ) , ainsi que zinc, cuivre, sélénium

En cas de protection anti-radicalaire insuffisante peuvent  donc apparaitre :

♦  des signes de vieillissement

♦ des affections dégénératives ( osteo-articulaires, ophtalmo, cardiovasculaires )

la membrane cellulaire

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Les membranes de nos cellules sont essentiellement constituées

d’ ACIDES GRAS , saturés et insaturés ( donc les oméga 3 et Omega 6 ) Un  bon équilibre de ceux-ci permettra  un bonne souplesse des membranes, que l’on appelle la fluidité membranaire, facilitant les fonctions cellulaires .

Les membranes cellulaire jouent un rôle important dans la régulation de l’inflammation, de l’immunité et l’allergie

Notre alimentation moderne , par ses excès en acides gras saturés et en acides gras oméga 6 , et par la pauvreté de ses apports en oméga 3 , induit des déséquilibres susceptibles de provoquer des effets néfastes

Seule une alimentation équilibrée amènera à l’organisme ces acides gras indispensables

En cas d’agression et de mauvaises protections de nos membranes cellulaires, peuvent apparaitre :

♦  des signes de vieillissement au niveau de la peau

♦ des symptômes au niveau psycho-émotionnel, au niveau circulatoire

le cerveau

Son bon fonctionnement dépend étroitement de nos apports nutritionnels, et en particulier  des protéines alimentaires qui  vont fournir deux acides aminés essentiels ( c’est à dire que l’organisme ne sait pas fabriquer), la Tyrosine et le Tryptophane,dopamine, noradrénaline, sérotonine ) qui  ont une importance majeure dans la gestion de notre comportement et de nos actions, de nos humeurs, du sommeil, de notre appétit nécessaires à la fabrication des neuromédiateurs  (

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L’ alimentation permet également  de fournir au cerveau les acides gras , les vitamines, les minéraux et les oligo-éléments nécessaires au bon fonctionnement des cellules cérébrales

En cas de défaut d’approvisionnement nutritionnel au niveau du cerveau, vont donc survenir :

♦  de la fatigue

♦ des troubles de l’humeur

♦  des troubles du sommeil

♦ des troubles du comportement alimentaire


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mar 09

l’Institut Européen de Diététique et Micronutrition à élaboré des outils de dépistage des déficits micronutritionnels , ainsi que des questionnaires alimentaires.

Une approche biologique innovante est également utilisée

LES QUESTIONNAIRES

A remplir par le patient

¨ LE QUESTIONNAIRE ALIMENTAIRE sur une journée

celui-ci explore :

- le nombre de portions alimentaires consommés aux quatre principaux repas de la journée, ainsi qu’en dehors des repas

ces portions sont reparties en cinq grands groupes, avec la consommation de boissons sucrées et des sucreries

- la nature, la quantité et la qualité des huiles d’assaisonnement

- la fréquence de consommation des principaux aliments sur une semaine

l’objectif est d’évaluer l’équilibre et la diversité alimentaire, et non de connaitre avec précision  le contenu exact de l’assiette

la deuxième étape consiste à construire LA PYRAMIDE ALIMENTAIRE de son patient

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On peut de cette manière repérer les déséquilibres importants, et commencer à hiérarchiser  les différents ajustements à opérer

¨ LE DÉPISTAGE DE DÉFICIENCE MICRONUTRITIONNEL  D.D.M

Le D.D.M permet d’explorer six grands groupes de symptômes  fonctionnels :

- l’asthénie et les troubles de l’humeur

- les troubles fonctionnels digestifs

- les infections à répétition

- les problèmes osteo-articulaires

- les troubles de la peau et des phanères

- les perturbations circulatoires et micro-circulatoires

sont ajoutées des questions sur le mode de vie ( consommation de tabac, d’alcool, de médicaments )

la réponse à chaque question est évaluée selon un score de 0 à 3

le D.D.M une fois rempli, affiche un score, représentant l’appréciation subjective de l’individu vis-à-vis d’un ensemble de perturbations fonctionnelles, mises en relation avec les déficiences micronutritionnelles

¨ LE QUESTIONNAIRE D.N.S ( DOPAMINE-NORADRÉNALINE-SÉROTONINE )

mesure l’impact de notre alimentation sur le fonctionnement cérébral

→ l’ idée que nos ressources mentales puissent être modulées par nos apports alimentaires est une idée force de la micronutrition

après avoir rempli le D.N.S, il devient possible d’expliquer à quoi servent :

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la dopamine, starter de l’action

la noradrénaline, accélérateur de l’action

la sérotonine, frein de l’action

et comprendre comment l’appétence au sucré peut être en relation avec un déficit en sérotonine

♦ LES OUTILS BIOLOGIQUES

Si la biologie classique permet de dépister les grandes perturbations  (diabète… ) , elle à un intérêt limitée pour appréhender les déficits nutritionnels et mesurer l’impact biologique de l’alimentation sur notre organisme . Seule une biologie spécifique, prévisionnelle à visée préventive permet de visualiser l’équilibre biologique personnalisé d’un patient.

Cette biologie va permettre de dépister les prédispositions immunitaires, les carences, le risque cardio-vasculaire, les dysrégulations neuro-hormonales, les états inflammatoires…

Ce sont:

- Le Statut en Acides Gras membranaires, pour évaluer la consommation en graisses du patient

- Le test ENA,  pour mesurer l’équilibre acide-base

- Le dosage des Neuromédiateurs,

- Le bilan nutritionnel et antiradicalaire

- Le test de perméabilité intestinale

- le profil protéique

- le typage lymphocytaire

et bien d’autres

Seule cette  approche biologique individualisée

- permet un conseil diététique personnalisé , inspiré des perturbations nutritionnelles, et micronutritionnelles

- permet de guider la complémentation, et de suivre de manière précise l’impact de celle-ci

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