Déc 06

le jeûne intermittent




Le jeûne intermittent, qu'est-ce que c'est ?

Dans la prise en charge du surpoids, les régimes restrictifs hypocaloriques ont depuis longtemps fait la preuve de leur inefficacité sur le long terme. Pourquoi ne pas tenter le jeûne intermittent ? Car en plus de son effet bénéfique sur la perte de poids,  il peut apporter des bénéfices supplémentaires sur la prévention du diabète, des maladies cardiovasculaires, des cancers.

Il s’agit d’alterner les périodes où l’on mange normalement  avec celles où l’on ne mange pas. 

La solution la plus simple consiste à manger dans une fenêtre de 8 heures et de jeûner pendant 16 heures. Il s’agit de sauter le petit déjeuner, en ne prenant que du liquide (café, thé, tisane, sans sucre bien sur), et de faire les deux repas de la journée, le déjeuner et le diner, dans un intervalle de 8 heures, entre 12 h et 20 h, ou 13 h et 21 h. Mais pour certains, il est plus simple de pas manger le soir, et repartir les prises alimentaires seulement sur le matin. A chacun de voir. La première semaine peut être un peu compliquée mais la sensation de faim que l’on peut ressentir le matin s’estompe très vite et l’on s’aperçoit  que l’on travaille avec l’esprit plus clair.

 Par rapport à un rythme normal d’alimentation (le petit déjeuner est considéré par la diététique classique comme le moment le plus important de la journée , sous le prétexte que le métabolisme est le plus intense le matin, ce qui n’a jamais été confirmé par les études), le jeûne intermittent diminue plus la masse grasse, à quantités de calories identiques, car il met en jeu plusieurs mécanismes biologiques.

En premier lieu, il régule l’insuline qui est l’hormone clé du métabolisme des glucides, mais s’est aussi notre hormone de stockage qui met le sucre non utilisé  en réserve sous forme de graisse. Nous sommes naturellement en jeûne insulinique durant la nuit, il suffit donc, en ne prenant pas de petit ,déjeuner, de prolonger ce jeûne nocturne. Par son effet de régulation de l’insuline,  le jeûne intermittent est la façon la plus efficace de limiter le risque de diabète et les problèmes métaboliques de celui.ci.

Le jeûne intermittent régule également de nombreuses molécules qui sont des voies de signalisation des nutriments, comme l’IGF-1, la protéine mTor, l’AMPK qui toutes ont des rôles clés dans notre métabolisme, et que la simple restriction calorique n’impacte pas.

Outre ses effets sur la silhouette (diminution du périmètre abdominal) et le diabète,  le jeûne intermittent aide à limiter de nombreux facteurs de risque cardiovasculaire,  en diminuant la pression artérielle, régulant le métabolisme des lipides, diminuant l’inflammation  (l’insuline est une hormone pro-inflammatoire).

Bien sur, pendant les 8 heures d’alimentation, il s’agit pas de manger n’importe quoi.  Une alimentation équilibrée et diversifiée est indispensable, de type méditerranéenne,  sans trop de sucre, de graisses saturés et en évitant les aliments ultra-transformés. Il faut boire beaucoup.  L’activité physique est également indispensable.

En période de fêtes et de repas trop copieux, le jeune intermittent est un bon moyen de limiter la prise de poids. Il est même possible d’augmenter la période de jeûne en sautant le déjeuner et ne faisant que le repas du soir souvent trop chargé en calories.

Topics: Micronutrition | Commentaires fermés sur le jeûne intermittent




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